Première quête : La relique...

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Première quête : La relique...

Message  Alinor le Sam 3 Déc - 7:50

Le chariot était arrêté le long du chemin, à une centaine de mètres, on peut distinguer le petit village dont ils viennent de partir. Vu de l'extérieur, leur moyen de transport a l'air solide, fait pour la guerre ; renforcé et donnant un bon avantage à ses possesseurs. A l'intérieur, au milieu de draps et de matelas de toutes sortes, affalés sur des oreillers, somnolent le maître du culte des flemmards et leur chef. Ils prient leur Dieu Reposant Anti-Précipitation (surnommé DRAP, c'est plus court).
Soudain, un mouvement brusque se fait sentir au milieu des coussins. Le chef s'est réveillé, suivi peu après de son ami.

-J'ai oublié la boîte à baillements, je vais avoir du mal à m'endormir sans l'ambiance qu'elle donne...
-Nous pouvons aller la rechercher, il nous suffit de retourner au village.
-Non, j'ai la flemme et puis sans difficultés majeures telle que celle-ci, ce ne serait pas une quête.

Les deux hommes remirent leur chariot en marche avant de se recoucher. Environ une demi-heure plus tard, celui-ci est arrêté par un groupe de brigands qui semblent avoir l'intention de les détrousser...

-Arrêtez-vous voyageurs et donnez-nous vos biens. Nous sommes nombreux et tous armés !

Le maître du culte ouvrit un oeil avant de se lever lentement et sans précipitation, arrivant devant les brigands, il dit :

-Doucement, c'est mauvais pour la flemme de se battre... Je suis désolé mais nous ne pouvons vous donner notre chariot, il nous faudrait sinon continuer à pied...
-Tu vas nous le donner sinon on vous tue !
-Bah...

Le brigand sauta dans le chariot, marchant au passage sur le maître de la guilde. Celui-ci, endormi dans un doux rêve où il rêvait qu'il dormait dû sortir de son extase pour éviter de se faire écraser... Furieux de s'être fait réveiller (en sursaut en plus !) il attrapa la jambe du brigand et le projeta à terre.

-On ne réveille pas un flemmard !!!

Aussitôt, il entra dans une rage folle et commença à frapper les brigands de sa masse pompe qui s'enfuirent rapidement, ils n'étaient pas de taille à lutter contre lui lorsqu'on l'avait réveillé en sursaut...
Rentrant ensuite dans le chariot, il regarda le maître du culte et dit en baillant :

-Qu'allions nous *baillement* faire déjà ? *autre baillement*
-Nous allions rechercher le matelas enchanté de la belle au bois dormant, en attendant de trouver cette sorcière géniale qui peut vous plonger dans le sommeil une centaine d'année, je vous rappelle que contrairement à une fausse croyance, ce n'est pas le fuseau mais le matelas qui était enchanté !
-C'est vrai... en route.

Et ils continuèrent leur chemin, toujours plus loin vers le nord.
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Episode 2 : le Nécromancien

Message  Feu follet le Sam 14 Avr - 8:38

Le chariot matelassé faisait route, toujours plus loin, dans la contrée...

Quelques temps après l'attaque des brigands, pendant la nuit, le maitre du culte (moi-même) se réveilla.

Loin de moi l'idée de manquer au principe fondamental de DRAP (en gros, dormir) mais l'envie me pris d'arroser la poussière des chemins (je vais pas vous faire un dessin).

Donc, après avoir arrêté la charrette (fruit de mon esprit génial) j'entrepris de m'éloigner du chemin. Après avoir déniché un buisson, je me mis à vider mon réservoir sur ce dernier. J'étais au milieu de l'extase quand quelque chose de bizarre survint: le buisson bougea, et un homme en surgit.
J’apostrophais l'individu de cette manière: «Ah, vous m'avez fait peur! »
L'inconnu me regardait d'un air ahuri, le visage maculé d'urine.

Voyant qu'il ne réagissait point à ma remarque, je continuais:
Toute mes excuses, je ne pouvais pas savoir que vous étiez dans ce buisson » dis-je d'un ton monocorde et endormi, «mais quelle idée saugrenue de se cacher comme cela, habillé en noir, au bord de la route! Imaginez, si quelqu'un vous renversais, hein? Elle dirait quoi, votre mère? »

L'individu s'essuya le visage et devenu tout rouge, me répondis:
Je ne me cachais pas, je cherche des âmes nouvelles pour me servir »
*drôle de passe-temps, pensais-je*
Moi, c'est plutôt les papillons, mais rarement la nuit »
Il me répondit: «Sachez, monsieur, que je suis un nécromancien, et si je n’étais pas actuellement en mission pour les Travailleurs, je vous aurais fait payer l’affront que vous venez de me faire! »
*aie, ça se complique,...j'aurais du devenir boucher moi...*

A cette annonce pour le moins inattendue, je tressaillis. Le nécro se méprit pourtant (et heureusement) sur la raison de ce tressaillement et dit :
Et oui, mon gars, je suis mandaté par l’influent Temple de Schtraz! Je travaille actuellement sur un projet top-secret d’asservissement d’âmes pour en faire de la main d’œuvre! Ça t’en bouche un coin, hein ! En plus,… »
Pendant que l’autre parlait, mon cerveau turbinait à mille à l’heure !

*Bon sang ! Un Travailleur, ici ! Ces satanés acharnés seraient déjà au courant ! C’est impossible… M’enfin, comment je vais faire pour me tirer d’ici maintenant ? Qu’est-ce que je fais, je l’assomme ? Ou alors, je pourrais lui chanter une berceuse jusqu’à ce qu’il s’endorme ? … Mais qu’est-ce que je viens de dire, là… Purée, quel magnifique sens de l’improvisation, vraiment… Non mais, une berceuse, quand même ! Y’a des limites à la connerie, mon bon Feu follet !*
Pendant que je réfléchissais, j’entendis le nécro s’exprimer en ces termes :
-D’ailleurs, excusez-moi si je me trompe, mais, ne seriez-vous pas les 2 flemmards dont on m’a donné le signalement avant de partir en mission ? »
-Mais non, qu'est-ce qui vous fais dire ça !» dis-je avec un rire forcé, une goutte de sueur perlant sur mon front.
-Eh bien, vous avez ce chapeau (grotesque, par ailleurs), cette robe, cet air supérieur,... » commença-t-il
-Mais non, mais non ! Voyez-vous, mon ami et moi nous rendons à la foire au boudin d’un petit village non loin. C’est pourquoi vous me voyez attifé de la sorte !» mentis-je, outré intérieurement par son commentaire à l’égard de ma tunique rituelle.
*MAIS IL SE PREND POUR QUI CE BLAIREAU*
-...et cette baguette racornie terminée par un sac informe!» continua-t-il sans tenir compte de ma remarque.
Une baguette racornie!!! Le sceptre de la Dormition magnifique, terminé par le célèbre Mini- coussin of the Warrior Of The Sleep, une relique!!! C’en était trop !
-Huhu... fit-il, pas considérant seulement mon explication sur mes habits, eh bien, vous allez gagner le concours ! Vous êtes vraiment affreux dans cet attirail ! »
-Oui, oui, je vous remercie ! » dis-je, heureux de pouvoir changer de sujet
-Et comment voyagez-vous? »
-Dans le chariot, là-bas. »
Il jeta un coup d’œil au chariot (susmentionné, faut suivre !) et leva un sourcil (le gauche, si vous voulez tout savoir). Il est vrai que, outre les ronflements en émanant, l’attelage avait de quoi susciter la curiosité d’autrui ; avec ces roues en bois cerclées de fer et surtout sa carapace hérissée de courtes lames tranchantes, le tortue-tank avait fière allure (ce qui est normal, vu que c’est moi qui l’ai imaginé et conçu. Sa construction m’a pris 3 ans, mais quand on est flemmard, on n’agit pas dans la précipitation.) ! Après avoir contemplé le véhicule, le nécromancien, sa curiosité repue, conclut en ces termes ;
-Bon, comme vous n'êtes pas ceux que je recherche,... »
* OUF, me dis-je*
-...je vais me contenter de vous dépouiller »
*Et mer..*
_ Ni pense pas une seconde, dis-je de mon air le plus agressif (autant dire tout de suite que ce n’était pas très convaincant), Boule de feu géante, chapitre 4 du Salveo Maelificia! »
Une boite d’allumettes se matérialisa devant moi, en émettant un plop sonore.
-Vous osez m’attaquer ?, dit hargneusement le nécro. Vous allez encourir mon courroux! Déchictator, détruit le! »
Un squelette de hamster sauta de sa poche et s'enfuit dans la forêt.
J'éclatais de rire : « Ahahahah, très drôle, hilarant même, ahahahaha »
- Ben quoi, il m'a rendu bien des services, autrefois! »
- Bon fini de rire, maintenant, tu es foutu: je vais sortir mon atout! Van Bakodik, vadet shchetrhoâ! » hurlais-je en agitant les bras
Le nécro eu un mouvement de recul, mais sur le moment rien ne se passa
Je secouais mon bras en grommelant: «Tu vas fonctionner, saleté de gadget !!! »
Il y eu un boum sonore et de la fumée sortit de ma manche. Profitant de cet instant de profonde confusion, je couru mollement vers le chariot, sautais dedans et excitais les chevaux, ignorant les injures et priant pour que le chef de la guilde (sur le visage duquel j’avais marché pour atteindre les rennes) ne se réveille pas...

Une dizaine de minute plus tard, j’intimais aux chevaux de s’arrêter. A présent que j’étais sûr d’avoir mis une bonne distance entre moi et cet infâme pourceau de #§°@, je pouvais enfin souffler un peu ; en effet, les derniers évènements de la soirée étaient venus à bout de mon Energie Journalière Disponible (ou EJD, pour les initiés. C’est dans des moments comme ceux-ci que les geeks sortent du lot). Je jetais un regard hagard aux alentours : on était en plein milieu d’un croisement.
*Tant pis, pensais-je, exténué, je n’ai pas le courage de bouger…*
Avant de sombrer dans le sommeil, je m’approchais d’Alinor. A mon grand soulagement, celui-ci dormait encore, ce qui me permit de retirer ma pantoufle pleine de bave de sa bouche. Cette dernière tâche exécutée et mon pied étant de nouveau recouvert (de la pantoufle baveuse, au cas ou vous auriez du mal à suivre), je m’abandonnais dans les bras accueillant de DRAP (ou de Morphée, c’est selon vos convictions religieuses.) …

Je fus tiré du sommeil par le choc. Quand je dis « choc », je ne parle pas de ce que l’on ressent lorsqu’on bouscule quelqu’un dans la file de la cantine au boulot, non. Ce choc la tenait plutôt de la prise de catch façon bourrin entre deux minotaures. En me réveillant, assez surpris (parce que, quand on est flemmard, il ne suffit pas d’un radioréveil, fut-il réglé au max, pour être réveillé), mon premier réflexe fut de regarder autour de moi.
*Eh bien, je suis dans le tortue-tank, apparemment…*pensais-je, encore à moitié endormi.
Mon regard tomba sur Alinor, en face de moi, assis lui aussi. Il se grattait le haut du crâne, visiblement aussi contrarié que moi d’avoir été interrompu en pleine sieste matinale.
-Mais que ce qu’il se passe enfin ? Pourquoi on est arrêté ? Et pourquoi est-ce que j’ai l’impression d’avoir une godasse dans la bouche ? »
J’esquissais un sourire gêné et dit : « Euh, je te raconterais plus tard, d’accord ? Tout d’abord, il faut aller voir dehors ce qu’il se passe. »
Sur ces mots j’ouvrais l’unique porte permettant de sortir (et par la même occasion, de rentrer) du chariot, ladite porte étant située à l’arrière du tortue-tank. Une fois dehors je fus à même de constater quelque chose d’étrange : en parfait alignement de la route descendant de la colline venant de l’ouest, de l’autre côté de notre attelage, un chariot gisait, plus ou moins intact, dans le bas-côté. « Il n’y a rien d’extraordinaire à trouver un chariot dans le bas-côté ! » me direz-vous. Je vous le concède volontiers, cependant ce chariot là avait une autre caractéristique qui pouvait attirer l’attention : il était sur le toit. De plus, un autre détail me taraudait ; qu’un véhicule se trouve dans le fossé, soit. Qu’il soit sur le toit, passe encor ; il avait du entrer en collision avec nous. Mais où diable étaient donc les chevaux de l’autre attelage ! Un chariot ne se déplace pas sans animaux du genre équidé, tout de même ! Enfin bref, coupant cours à mes interrogations, un bruit d’agitation parvint à mes oreilles ; quelqu’un était toujours dans ce chariot ! Je consultais Alinor du regard ; selon lui, il était de MON devoir d’agir, donc je ne pouvais compter sur lui pour la suite des opérations. Je réfléchis ; 2 choix s’offraient à moi : soit, je défonçais héroïquement la porte du chariot renversé pour en extraire le malheureux situé derrière, soit je toquais pour m’enquérir de la situation (peut-être pas dramatique) de la personne coincée (dans le chariot, pas en général…). J’optais pour la première option, n’étant pas d’humeur à me montrer à me montrer héroïque (et surtout ne possédant pas la vigueur nécessaire au défonçage d’une porte). J’étais sur le point de frapper, quand…

La suite, au prochain épisode…
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Episode 3 : Darkerghost à Falkenburg

Message  Darkerghost le Mar 17 Avr - 1:24

J'avais, à peine, marché 2h que déjà les tours de Falkenburg m'étaient apparues.
Falkenburg... ville humaine libre. Quand on en voit une, on les a toutes vues. Des lieux de violence, de débauche, de vice,... Pourtant, dés le 1er regard, j'avais compris que cette ville était différente.

Alors que la plaine alentour s'étalait à perte de vue, Falkenburg se dressa devant mes yeux émerveillés. Elle semblait toucher les cieux ensoleillés, ses édifices de toutes civilisations brillaient de mille feux comme un espoir pour le voyageur qui n'a nulle autre terre où aller.
" Mon bon Darkerghost, voilà une ville plus que prometteuse ! " et d'un pas vif, je m'élançais vers ce lieu aux milles merveilles.

Une fois derrière ses grands murs protecteurs et me souvenant que j'avais faim et fort soif, je me mis à la recherche d'une taverne dont l'enseigne brillait rien que de son nom. Je trouvais : Au goéland malodorant / L'auberge du poney fringué / La taverne des rats d'égouts / Chez Théodolinde / ...
Il va sans dire qu'aucunes d'entre elles ne m'inspiraient confiance. Je me décidais finalement pour :
"Le Pub des voyageurs".

Il y régnait une bonne ambiance, la propreté était même au rendez-vous. Seul problème pas de serveuses en vue. Je m'approchais du bar et dis :
« Holà là-dedans, y a-t-il quelqu'un de vivant ? »

Aucune réaction. Je remarquais à ce moment une petite sonnette sur le comptoir et appuyais.
De suite, le tavernier apparu.
« Pardonnez-moi voyageur si je vous ai fait attendre. »
« Ne vous inquiétez pas, je viens juste d'arriver. »
« Que puis-je vous servir ? »
« Apporte-moi une grande miche de pain, un poulet et de la bière ! »

Le patron me tenu compagnie durant mon copieux repas (*Buuurrrps*). Il m’expliqua que son pub était peu fréquenté durant la basse saison, les voyageurs étant rares en hiver. Après m’avoir recommandé cent fois une de ses chambres, je le payais pour le repas et il m’indiqua le chemin pour rejoindre la rue des commerces. En effet, ayant besoin d’argent, j’espérais y trouver quelque honnête artisan qui eût besoin d’un assistant.

Durant mes voyages je m’étais essayé à divers métiers. Ici, j’avais volé des paysans, pour le compte d’un prince local malfaisant et là assassiné ce même prince, au compte de ces mêmes paysans. J’avais aussi été commis aux poubelles dans une auberge de luxe 4 étoiles ou encore assistant de l’orque videur dans une taverne-discothèque gobeline où j’avais, hélas, précédemment servi de chippendale. BREF, des carrières brèves et peu reluisantes.

Mais dans une ville telle que Falkenburg, j’espérai franchement trouver un job à ma hauteur et promettant une bonne perspective d’avenir. Je me rendais donc dans ce quartier si connu de tous et plus précisément aux bureaux du travail de la ville. Ce genre d’agence où l’on vous fait attendre pendant des heures sur une chaise et finalement on vient vous trouver et on vous dit : « Vous pouvez aller consulter la grille des emplois qui se trouve derrière vous… ». Devant, se trouve généralement un stagiaire ou un employé qui ne sert à rien et qui ne fait rien. Dans cette pièce, nulle distraction, si ce n’est observer ce qui nous entoure et regarder les mouches qui passent. Alors que tout espoir semblait perdu, arriva enfin le moment tant attendu. Du silence surgit une voix qui nous fit sursauté moi et le … l’autre inutile-là : « Ticket 11047CI094. Vous pouvez aller consulter la grille des emplois qui se trouve derrière vous... ». Remis de mes émotions je m’élançais vers LA grille.

Ce panneau, grand de 2m de haut et large de 4m, recensait toutes les offres d’emplois de la région :
1. Recherchons voleur qualifié, pour accompagner jeune compagnie sans nom dans quête bien rémunérée.
2. Oruk le berzerk veut grand troll fort pour massacrer villageois.
3. Vous êtes musicien / artiste / comédien ? Rejoignez la troupe des ménestrels de Falkenburg !
4. L’ordre des nécromanciens recherche des âmes jeunes, pour expériences en tous genres.
5. Recherchons homme ou nain (pas chiant) pour aider à la forge. Compétences : force + 30.
6. Poissonnier de la ville recherche, depuis 20ans, un vendeur.
7. Recherche jeune-homme pour surveiller brebis dans pâturages.
8. L’ordre du culte de Drap. Besoin d’un assistant qualifié. Si intéressé rendez-vous au 13 avenue des Immortels pour plus d’informations.
9. Chez Destrier de l’éclair nous avons toujours besoin de jeunes gens férus de vitesse. Qui sait, tu es peut-être le prochain intéressé ?
10. Le monastère des scribouillards quémande l’aide d’un jeune scribe pour recopier 137fois le « Livre infini ».

Et j’en passe. Muni des adresses des fiches 5 – 8 – 9, je me rendais sur les lieux. A la forge, on me dit qu’il fallait bien lire, on cherchait un homme ou un nain et pas un sang mêlé et chez Destrier de l’éclair, je compris qu’il s’agissait en fait du bureau de poste local qui cherchait des facteurs.
Je me dirigeais finalement vers l’avenue des Immortels. Numéro 13.

Un orage éclata lorsque j’arrivais au coin de l’avenue. En toute hâte je me pressais vers le numéro 13.
J’atterris dans un grand hall froid. Des bancs étaient disposés de part et d’autre du couloir. Une tribune siégeait devant moi et sur celle-ci se trouvait un gobelin.

« Bonjour ! Excusez-moi mais je viens pour l’offre d’emploi. Suis-je bien au bon endroit ? »
« *Gargouillements gutturaux* »
« Désolé mais je ne parle pas le dialecte gobelin… »
« Je ne parlais pas je m’éclaircissais la gorge ! Suivez-moi. »

Stupéfait je le suivais, il va sans dire que c’était la 1ère fois que j’entendais un gobelin parler une langue humaine.

« Mon nom est Gotsgring, je dirige cet établissement. »
« Enchanté. Mais quel genre d’établissement dirigez-vous ? »
« Je forme les assistants et apprentis des grands de cette ville ! Le MS : Le Magic Service.
Tu viens pour l’offre de l’ordre du culte de Drap, c’est ça ?
»
« En effet. »
« Tu connais cet ordre ? »
« Pas plus que ça. »
« Assieds-toi là ! Bien en 1er lieu, tu devras lire ça. »

Et il me tendit un énorme volume intitulé : Comment devenir assistant de l’ordre du culte de Drap.

« Ne tend sépare jamais, si tu veux survivre ! Comme le manuel l’indique je dois te fournir : un sac fourretout-rangetout, un kit de soins, un kit de démarrage du scientifique, une dague, une fiole d’eau issue du puits de la lumière, une caisse-capsule pour ton véhicule, une assurance décès, un diplôme d’assistant signé par moi-même, des vivres, de l’eau et … le kit ultime du culte de Drap… un polochon et une couverture ! »

Et il me donna un vieux sac.

« J’allais oublier. Calle-toi bien sur ton siège, le sac sur les genoux, le menton sur le sac, les pieds sous le siège, les mains autour du sac. Ne le lache pas ! Le livre dans le sac. Fourretout-rangetout ! Et maintenant près pour le décollage ! »
« Le décollage ? Quel décollage ? Mais et mon apprentissage là-dedans ? »
« Tu es sympathique, tu as ton kit de survie, tu es bien callé sur ton siège ! Bonne chance.
VERS L’INFINI ET AU DE-LA !!! Catapultation !
»
« Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhh !!! »


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Episode 4 : Le rendez-vous du croisement

Message  Darkerghost le Mar 17 Avr - 1:35

Quand vous ne vous attendez pas à faire partie d’un lancer de catapulte, votre 1ère réaction la plus humaine est de crier. Ensuite, vient un moment de béatitude extrême du fait de l’adrénaline que votre organisme fourni. Et finalement vous êtes parcouru d’un frisson d’effroi quand, à lors que vous êtes toujours en l’air, vous vous demandez comment vous allez atterrir. En tout cas, c’est ce que j’ai ressenti…

Dure avait été la chute… Heureusement pour moi le siège éjecté, prévu pour résister au choc de l’atterrissage, avait tenu le coup. Voilà à quoi je pensais, lorsqu’encore sous le choc, je me détachais et quittait le siège. Une question me taraudât alors : où avais-je atterri ?
A l’évidence, je me trouvais dans une clairière, qui se trouvait elle-même au beau milieu d’une forêt.
Aucune trace de vie à dix lieues alentour ! Pourquoi m’avoir catapulté dans ce lieu désert ?

Je me décidais à fouiller le sac que Gotsgring m’avait donné… mais impossible de l’ouvrir.

« Put*** de sac ! A quoi tu sers si on ne peut pas t’ouvrir ? Fourretout-rangetout mon cul ! »

Et le sac s’ouvrit !

« Ah ! Je comprends une commande vocale fourretout-rangetout … Astucieux ! »

Dans le sac, je retrouvais mon gros livre et me souviens qu’il fallait le lire si je vous voulais survivre.

Je lisais donc:
Jeune apprenti, tu tiens dans tes mains l’objet le plus cher à tes yeux, ton kit de survie !
J’espère que tu as fait bon voyage et que la chute n’a pas été trop rude… du moins je l’espère sinon cela signifie que tu es déjà mort et que j’ai écrit ce livre pour rien.
Bref, tu te trouves à la clairière du lac disparu. En effet, avant il y avait un lac où tu trouves mais comme tu peux le voir il a disparu. Ci-joint se trouve une carte pour te situer. Tu dois te trouver dans 2jours maximum au point suivant sinon tu risques d’être à court de vivres et tu risques surtout de manquer ton « rendez-vous ». Ton véhicule est dans la caisse-capsule. La notice de celui-ci se trouvant à la page suivante. Fais bonne route !


Une caisse-capsule ? Je cherchais à nouveau dans le sac. J’en sortis un coffret. Dessus on pouvait lire : « Appuyez sur le bouton puis reculez ». Un gros bouton rouge trônait, en effet, en son centre. D’un geste, quelque peu hésitant, j’appuyais dessus et reculais. Un mécanisme complexe se fit entendre et d’en un ultime et énorme craquement je découvris une machine à roues !
L’engin était assez grand pour accueillir 2 personnes maximum, cloisonné de toutes parts, une seule porte permettait de pénétrer à l’intérieur. Tout excité je tournais le loquet et entrait.

L’endroit sentait bon le neuf. 2 sièges matelassés étaient disposés devant un mécanisme qui devait servir à manœuvrer l’engin, une baie vitrée permettait de voir l’extérieur. Des annotations figuraient sur toutes les parois. A l’aide des explications de mon livre et des annotations, je tentais de mettre en route le véhicule. Il fallait, tout d’abord, actionner un mécanisme semblable à celui d’une draisine. Je m’effectuais. La tache était bien plus difficile qu’il n’y semblait au 1er regard. Après maints et maints essais, j’entendis enfin le bruyant mécanisme fonctionner. Il fallait ensuite se placer sur l’un des sièges et piloter l’engin. Je m’assis et poussa la barre vers l’avant. Le mécanisme difficilement actionné précédemment s’étrangla. « Et MER** ! »
Avant de pousser le levier, il fallait activer un bouton. Je recommençais. Et cette fois, sans me tromper, appuyais sur le bouton, qui une fois poussé dévoilait à mes pieds des pédales. Je poussais le levier vers l’avant et pédalait. La route allait être longue !


2 jours avaient passé. Malgré mes efforts, je devais me résigner à me dire que je ne parviendrai pas au rendez-vous à temps. J’avais envie de me maudire de m’être présenté chez ce fourbe de gobelin. Mais tout mon corps souffrait trop de la douleur et de la fatigue. J’avais, en effet, très peu dormi. D’une part, de peur de rater mon rendez-vous, j’avais fait peu de haltes et d’autre part, de peur de voir s’arrêter le bruyant mécanisme, je l’avais laissé tourné pendant mon sommeil. Résigné, j’avais pris la décision de stopper les machines en haut d’une colline et de me reposer un peu.
Personne n’aurait pu imaginer ce qu’il allait se passer ensuite…

Cela faisait au moins 5 ans que je n’avais aussi mal dormi... Un de ses sommeils trouble et agité, comme la fois où le professeur Severas m’avait fait inhaler cette mixture infecte de champignons soporifiques. Etrange, ce mal de crâne... et cette bosse ! Je regardais tout autour de moi et remarquais que le véhicule était à l’envers. Qu’était-il arrivé pendant mon sommeil ?
De plus, contrarié par ce sommeil si agité, mon organisme avait, comme à son habitude lorsqu’il doit se défendre, lâché les gazs naturels de défense ! Enfermé dans un espace confiné comme l’habitacle du véhicule, je frôlais l’asphyxie !

« Il faut que je sorte au plus vite où je vais mourir ! Put** de porte, ouvre-toi !!! Je peux plus tenir ! Je vais te la faire exploser, moi, cette fichue saloperie !
Il doit me rester quelque part un échantillon de cette fameuse tisane C4 qui a coûté la vie à feu le moine Turgos. Paix à son âme, quelle tragédie... Ah la voici.
Donc si je me souviens bien 3 gouttes par ici, 3 gouttes par là ... TOUS AUX ABRIS !
»

BOUM !!!

« Tousse tousse... En plus de l’odeur repoussante maintenant on n’y voit plus ici ! Quelle galère ! Sortons... »

L’explosion avait soulevé un épais nuage de poussière qui virevoltait tout autour de moi. Je respirais à grandes bouffées l’air pur du matin. Le soleil se levait. Nous étions donc le 3ème jour depuis mon saut en catapulte. Tout en pensant à cela, un détail me chiffonna : la texture du sol... Le nuage de poussière, encore dense, m’empêchait de voir mes pieds et sur quoi je pouvais marcher. Fasciné par cette texture molle, je levais un pied, l’observais, puis levais l’autre.

« Tousse tousse… Non mais c’est pas bientôt fini de le prendre pour un frotte-pieds !!! »
« ??? Oh excusez-moi ! Je ne vous avais pas vu ! Tout va bien ? »
« Non, tout ne va pas bien ! Un : vous nous avez réveillé, deux : vous êtes rentré en collision avec notre véhicule à ce croisement, trois : alors que je venais voir si vous alliez bien vous avez fait exploser votre porte et moi avec, quatre : comme si ce n’était pas suffisant vous avez essuyé vos pieds sur mon visage ! Je saigne du nez maintenant… »
« Veuillez m’excuser, mais je ne vous avais pas vu… »
« Vous l’avez déjà dit. Vous n’avez décidemment pas les yeux en face des trous, vous alors ! Heureusement que vous n’avez pas endommagé notre véhicule… »
« Je suis vraiment désolé. Je pensais pourtant avoir mis le mien à l’arrêt en haut de cette colline, avant de m’endormir. »
« Vous aviez tiré le manche vers vous pour le placer au point mort ? »
« Euh non… »
« Je vois. Et bien, tout s’explique. Vous avez stoppé le véhicule mais pas placé le levier au point mort donc vous avez dégringolez la pente de la colline et heurtez le notre au passage. Heureusement pour vous c’est un résistant le bougre. Le tortue-tank cinq étoiles entièrement matelassé, une de mes plus belles inventions. »
« Vous êtes inventeur ? Je suis moi-même bricolo-inventeur durant mes temps-libres. »
« Vraiment ? Et de quel genre d’inventions êtes-vous l’auteur ? »
« Voyez vous-même ! Regardez, j’ai nommé cet engin le pigeon mécanique. Il suffit de le remonter dans ce sens avec cette petite manivelle, il prend son envol et après quelques minutes il redescend en ayant renouvelé sa carte évolutive. Je peux ainsi me situer et me guider. »
« Fort intéressant ! »
« Mais ! Nous ne nous sommes pas présentés avec ça. Je suis Alinor, chef de la guilde de l’ordre de Drap et voici Feu follet, grand chef du culte de Drap. A qui avons-nous l’honneur ? »
« Euh… Darkerghost… et je suis… je suis votre nouvel assistant… pour vous servir. »
« ??? l’assistant… »
« Excusez-moi encore pour mon entrée fracassante… maîtres. »
« … ça promet… »

Je pouvais m’estimer comme étant chanceux. En effet, malgré ce petit incident, j’avais tout de même atteint mon but : rejoindre « mes employeurs ».
Ceux-ci étaient des adorateurs de Drap, le Dieu du sommeil et de l’ennui.
Mon kit de survie indiquait que Drap était un dieu secondaire et peu connu du panthéon humain. Celui-ci est souvent représenté sous forme d’une créature hybride mi-panda mi-paresseux.
Ses attributs étant le bonnet de la dormition, une couverture-cape, le pectoral du sommeil, la culotte de nuit endormie, les chaussons de la lenteur et le sceptre du dodo ! Une légende raconte que Drap avait été, dans un temps reculé où le monde était le champ de bataille des dieux, le dieu gardien de l’ordre céleste. Avec ses pouvoirs, il serait parvenu à régler les conflits entre les dieux et partager le monde en 2 : une part pour les dieux du mal et l’autre pour ceux du bien. Il était aussi noté que ses « adeptes » étaient peu nombreux, mais que ces derniers avaient comme particularité de le vénérer en dormant…


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Re: Première quête : La relique...

Message  Alinor le Ven 11 Mai - 8:10

Pour résumer...
Après trois jours de voyage mouvementé, ils avaient donc un nouvel acolyte qui avait su très vite faire preuve de ses compétences héroïque de raccommodage de coussin. Alinor pour sa part avait toujours un gout de semelle dans la bouche qui ne le quittait pas et Feu follet avait mal au nez depuis que son nouvel assistant l'avait pris pour un paillasson. Très désagréable !

Ils continuaient leur route vers le nord et arrivèrent bientôt aux premiers contreforts rocheux. Le chemin était juste assez large pour laisser passer le tortue-tank mais ils redoublaient pour une fois de vigilance, ne voulant surtout pas tomber dans l'abîme qui s'ouvrait à leur gauche... Ce qui équivalait pour eux à être presque aussi attentifs qu'un élève en plein cours de mathématique... cela vous donne une petite idée non ?
Après plusieurs kilomètres, le chemin s'élargit pour devenir une large plateforme. Dans le flanc même de la montagne avait été creusé une large galerie sombre qui sentait mauvais. Une arrière odeur de moisi, de renfermé et de souffre. On aurait presque dit qu'on avait oublié là dedans un cadavre enfermé dans une malle à laquelle on venait de mettre le feu. Mais si cela n'avait été que l'odeur ç'aurait été... Les deux yeux sombres et enflammés qui y luisaient et la lueur blanche de crocs démesurés par contre c'était une autre histoire...

-Je suppose qu'on n'a pas le choix...
-Commençons ! dit une voix grave et rauque
-D'accord...
-Silence, j'essaie de me concentrer !
-Tu as des trois ?
-Non pioche !
-Et galère !
-C'est fini oui ? On va se le faire ce duel ?

Le maître du culte et son assistant avaient commencé à jouer aux carte lors de cette halte imprévue et laissaient se débrouiller leur chef de guilde... Celui-ci faisait face à un monstre de trois mètres, au corps sombre et entièrement protégé par des plaques de cuir hérissées de pointes. Sans compter des griffes qui pouvaient décoller votre tête de vos épaules comme vous coupez dans du beurre. Des jambes capables d'atteindre en cinq secondes les 80 kilomètres heures... Un démon du troisième cercle était face à eux.

Celui-ci s'embêtait énormément, son invocateur qui l'avait chargé de protéger ses affaires s'était fait exploser dans sa grotte secrète il y a des années. Mais même après sa mort le sort était resté actif. Il était donc coincé sur cette petite route où ne passaient quelques voyageurs qu'une fois l'an et cette fois il avait de la chance : ils étaient trois ! Cela faisait plusieurs mois qu'il n'avait pas eu droit à un peu de chair fraiche... Et puis le dernier, un paysan crasseux avait été difficile à digérer et il lui avait laissé un arrière gout de fumier en bouche pendant trois semaines.

Il avait commencé par arrêter ces crétins avec leur chariot étrange et leur avait expliqué sa situation avec sa voix grave avant de leur proposer un marché simple.
Il faut savoir que le temps est très long quand on doit garder un laboratoire perdu au milieu de nulle part. Mais comme son maître était mort, il pouvait prendre certaines libertés...
Donc il proposait un bête marché : un jeu. S'il gagnait, il tuait son adversaire, s'il perdait il leur offrait soit un objet du laboratoire soit il les laissait partir.
Mais il n'avait jamais précisé que quand ils avaient un objet, ils devaient rejouer pour partir...

Malgré tout certains chanceux cupides étaient repartis avec des trésors chimiques ou de simples babioles. Le démon avait calculé qu'à cette vitesse, il n'y aurait plus rien d'ici deux cent ans. Il pensait donc offrir un objet aux vainqueurs et les laisser partir pour que dès qu'il ait donné le dernier objet il puisse repartir dans les strates infernales. Mais il verrait cela en digérant le grand somnolent devant lui.

-Bon on reprend !

En chœur, ils récitèrent un litanie étrange en cachant leurs mains dans leur dos et marmonnèrent...

-Pierre, papier ciseaux !
-Et merde !
-Ahah je vais pouvoir vous manger ! se réjouit le démon qui venait de gagner avec un ciseau face à une feuille (les autres formes étaient compliquées à faire !) Une voix aigüe l'interpella...
-Attendez, on est trois, on devrait donc avoir trois essais.
-Oui, un pour chacun d'entre vous. Donc toi je te mange, on rejoue pour ton ami.
-Naoonnnn ! Trois parties et euh... celui qui les emporte repart tranquillement...
-Ou alors je vous mange tous... D'accord. Un point pour moi. encore deux !
-Mais cette fois je joue !

Le maître du culte prépara une stratégie compliquée de statistiques pour savoir ce qu'allait prévoir le démon, prévoyant qu'il prévoyait que lui-même prévoyait qu'il prévoyait un plan pour le piéger ! Mais cela lui donnait mal à la tête et il s'embrouilla... Finalement il joua au petit bonheur la chance. Après tout il avait toujours été très chanceux !

-J'ai gagné ! Ouaisss je suis trop forttt !
-Pas la peine d'en faire tout un plat, il reste un dernier coup à jouer !
-Je suis prêt !-Bien, pierre, papier ciseaux !
Et mer**
-Encore une victoire ! Ahah je suis imbattable à ce jeu !
-Mouais bon, je vais vous laisser partir sans vous manger... Mais vous êtes sur de ne pas vouloir jouer pour un trésor ? Un alambic ? Un théorème alchimiste ?
-Non, non sans façons !
-Raah !

Le démon repartit d'un pas lourd dans sa grotte et les Flemmards s'empressèrent de partir. Laissant derrière eux le prochain trésor du démon : une armure enchantée et rembourrée gravée de runes et bénie par un Dieu de la guerre... Sa valeur marchande était de plusieurs millions de pièces d'or...
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L'épisode qui sert à rien...

Message  Feu follet le Mer 10 Oct - 8:29

Tout se déroulait pour le mieux.

Notre groupe avait presque doublé (de deux, nous étions passés à trois, ce qui est tout de même pas mal, en 2 jours de voyage), nous avions pour trois mois de provisions dans la soute, nous étions en avance sur notre planning et j’avais enfin un compagnon de route qui comprenais mes théories sur la flemmardise héréditaire, les explosions retardées de la poudre de Blëurk et la rotation des cellules stato-prognathe après une décristallisation flupienne.

Vraiment, ce nouveau cobaye commis était exceptionnel ; il était vif d’esprit, mais flemmard, curieux, mais pas fouinard, obéissant, mais pas suicidaire et le plus important, lui aussi avait une nette préférence pour les sandwiches au thon mariné dans de la gelée de groseilles. Que demander de plus d’un larbin assistant ? Livré en plus avec le laboratoire ! Après avoir rattaché ce dernier au tortue-tank, Darkerghost (ainsi s’appelait l’esclave adjoint envoyé par le M.S.) m’en avait fait la visite guidée. Vous auriez vu ça ! Un véritable bijou de l’industrie pliable, avec tout le matériel supplémentaire nécessaire aux folles explosions expériences auxquelles j’avais l’habitude de prendre part. Je vous raconte pas le merdier, par contre… Darkerghost me dit que les ingrédients (de base) pour expériences (tout aussi basiques) étaient normalement retenus dans les étagères par des lanières en cuir, pour éviter un capharnaüm à chaque déploiement. Bizarrement, les lanières n’avaient pas pu retenir les divers bocaux et fioles lors de la collision avec le tortue-tank, et les récipients gisaient pêle-mêle sur le sol, dégageant des effluves nauséabondes. Enfin, bon, voilà, nous avions faits les présentations, réparti les tâches (le commis devant évidemment tout faire) et clarifié quelques règles élémentaires.

Le voyage s’annonçait très prometteur… La suite de cette histoire vous montrera ô combien j’avais tort !

La suite, au prochain épisode…
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